Article paru dans Ouest France

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Plasmor fait naviguer le polyester depuis 40 ans

Créée en 1977, l’entreprise s’est spécialisée dans le nautisme en fabriquant kayaks, voiliers et autres objets flottants innovants comme la planche de nage.

« Le polyester, c’est de la cuisine. Vous mélangez ce liquide bleuâtre avec un catalyseur, vous en imbibez des fibres de verre ou de carbone sur un moule. Vous laissez sécher. Au bout de 24 heures, vous avez une pièce. » En quarante ans, la recette de Dominique Bourçois n’a pas changé. Fondateur de la société Plasmor en 1977, il avait compris bien avant le groupe Elmer Food Beat que « le plastique c’est fantastique ». Sa recette, testée dans la cave de sa maison à Sérent, lui a permis d’être aujourd’hui à la tête d’un chantier nautique de neuf salariés.

De la R8 au kayak

« J’ai découvert les vertus du polyester dans les années 70. J’ai regardé ce que je pouvais en faire dans le domaine de l’automobile. Ma première commande, ça a été des spoilers de R8 Gordini ! J’ai ensuite fabriqué toutes sortes de pièces pour l’agriculture comme des bacs à eau, des poulaillers, des silos… », raconte Dominique Bourçois, qui avait d’abord baptisé sa société Plastiques Renforcés. Le nom n’étant pas très glamour, il a glissé vers Plastique Morbihan, devenu Plasmor.Ce sont ces kayaks de mer qui ont fait la réputation du chantier. En 1980, un kayakiste de Dinan lui demande s’il ne pourrait pas lui en fabriquer un. À l’époque, ils n’en existent que pour la rivière. « Notre Catchiky a été le premier en France. Nous avons ensuite développé toute une gamme. » Les bateaux ont suivi, et les spoilers de R8 et autres mangeoires ont vite été mis de côté pour permettre à Dominique Bourçois de se consacrer au nautisme.

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Quarante ans plus tard, il est à l’origine d’une flotte de 13 000 kayaks et 650 bateaux de plaisance. Une flotte qui navigue toujours. « Une des propriétés du polyester, c’est d’être très solide et réparable », explique le chef d’entreprise, aujourd’hui concurrencé par ses propres créations, sur le marché de l’occasion. Pas d’obsolescence programmée à Plasmor, alors, pour vendre des bateaux neufs, il faut des idées neuves. Cette année, le chantier innove en proposant le premier kayak à assistance électrique, une planche de nage en mer, une yole de compétition et un nouveau voilier transportable avec quatre couchages.

Fait main, fait maison

« Que du fait main et du fait maison », précise Dominique Bourçois, qui calcule qu’il faut 25 heures de main-d’œuvre pour démouler et assembler les six pièces d’un kayak. Et comme dans l’alimentation bio, Plasmor ne vend qu’en vente directe de son site internet ou sur les salons, comme le Grand pavois de La Rochelle qui a ouvert mercredi ; le Mille sabords, d’Arzon, du 27 au 30 octobre, ou le Nautic de Paris, du 2 au 10 décembre. Une recette qui marche. Plasmor devrait atteindre le million d’euros de chiffre d’affaires cette année et prévoit d’embaucher un nouveau technicien.

Olivier CLÉRO. Ouest-France

http://www.vannes.maville.com/actu/actudet_-nautisme.-plasmor-fait-naviguer-le-polyester-depuis-40-ans_loc-3292284_actu.Htm

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