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Plasmor et Bretagne Vivante SEPNB protègent les sternes

La pratique du kayak de mer et du voilier fait de nous des spectateurs privilégiés de la faune et de la flore. Aussi, nous nous engageons pour le respect de la nature :

  • Nous fournissons à l’association Bretagne Vivante- SEPNB un kayak de mer Canuk et tout son équipement pour lui permettre de surveiller les colonies d’oiseaux marins des îlots d’Iniz er Mour (Ste Hélène) et de Logoden (Plouhinec) durant la saison de reproduction des sternes pierregarin et caugek (appelées hirondelles de mer).
  • Nous distribuons à tous nos clients kayakistes un dépliant d’information pour éviter de déranger les colonies d’oiseaux marins en Bretagne.

www.bretagne-vivante.asso.fr

Surveillance des sternes en kayak de mer

Les explications de Bretagne Vivante – SEPNB à ce sujet :
Pour beaucoup d’espèces d’oiseaux marins, la saison de reproduction se déroule dans une colonie, un endroit qui, dans une relative tranquillité, permet d’installer un nid, de trouver de la nourriture et, au bout du compte, d’élever des poussins. Mais sur les côtes habitées de l’Atlantique et de la Manche, goélands et sternes doivent partager l’espace avec les activités humaines et les sites favorables sont en nombre assez restreint. L’association Bretagne Vivante – SEPNB a créé un réseau de réserves qui maintient de tels sites, la protection des espèces nicheuses s’inscrit alors dans d’autres activités humaines des côtes bretonnes. C’est le cas dans le Morbihan, dans la rivière d’Etel, fréquentée par des pêcheurs à pieds, des plaisanciers et des sportifs, tout au long de l’année. Parmi ces usagers, un éco-volontaire, à proximité de deux îlots, va à la rencontre des habitants et des touristes pour les informer de la présence d’une colonie de sternes pierregarin, installée là depuis plusieurs décennies et dont la réussite dépend largement de la tranquillité des lieux. En utilisant un kayak de type Canuk, prêté par le constructeur Plasmor, le gardien bénévole peut intervenir rapidement en cas de dérangement, grâce à une mise à l’eau facile, et sensibilise au patrimoine naturel de la rivière d’Etel les kayakistes et autres plaisanciers pour qui elle est un cadre de promenade apprécié.

Découvrir la brochure au format PDF : Protection des oiseaux

Brochure protection des oiseaux

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Kayak pour la balade sportive, le petit raid et la chasse sous marine

Je souhaite trouver le kayak de mer qui correspondrait le mieux à mon utilisation : balade sportive petit raid chasse sous marine.
M.S.

PLASMOR :
Pas facile de conseiller un bateau pour ces trois utilisations qui sont presque antinomiques !
Chaque kayak Plasmor a été conçu autour d’un programme, d’une utilisation, en mettant en avant une caractéristique principale au détriment d’autres : c’est un choix que nous avons fait pour que chaque bateau soit optimal pour son usage principal.

la pêche sous marine en kayak de mer

la pêche sous marine en kayak de mer

Notre modèle le plus performant pour le sport serait le Phantom, mais il n’est pas très stable (pas terrible pour le petit raid ou on est susceptible de rester longtemps dans son bateau, ni pour la chasse sous marine ou il faut pouvoir remonter facilement à bord).

Notre modèle le plus performant pour la chasse sous marine serait le Belouga 1 à cause de sa stabilité pour remonter sans flotteur extérieur, mais il n’est pas idéal pour le sport (il atteindra rapidement sa vitesse limite, de l’ordre de 4 nœuds –vitesse de rando standard de tous les kayaks- et demandera beaucoup d’efforts pour aller au delà.

Notre modèle le plus performant pour le raid serait le Catchiky, pour ses qualités de charge et de tenue en mer formée (expédition au Groenland ou au Cap Horn par exemple), mais il n’est pas très stable à vide ni très rapide (ses étraves hors de l’eau lui facilitent le passage dans une mer forte, mais diminuent sa longueur à la flottaison donc sa vitesse).

Le meilleur compromis nous semble être le kayak de mer Kialivak :

  • Rapide si l’on tire sur la pagaie  = utilisation sport
  • Bonnes possibilités de chargement et bonne tenue en grosse mer (voir expédition tour d’écosse…) = utilisation  raid
  • Possibilité de gréer un système pour tenir la pagaie avec son flotteur pour une utilisation de chasse sous marine.

Voila notre idée, mais vous n’aurez pas forcément les mêmes critères que nous (choisir c’est renoncer !)
En plus des critères rationnels il y en a plein d’autres irrationnels : Venez essayer chez nous ces 4 bateaux, en discuter avec Claudine et Birgitta et attendez le coup de cœur qui vous guidera !
A votre disposition.

Dominique.

 

 

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Un kayak de mer pour pêcher

Bonjour, Après un hiver de réflexion suite à l’envoi de votre catalogue kayak de mer à l’automne, je pense m’orienter vers l’achat d’un Canuk. Cependant, je voudrai m’assurer que l’on puisse pêcher « un peu » avec ce kayak. (Même si le Bélouga semble plus approprié. Mais le Canuk me correspond plus, notamment par le fait qu’il puisse aller en rivière.)
Cordialement, D. G.

PLASMOR :

Le canuk est un excellent kayak de pêche, grâce à sa manœuvrabilité et sa stabilité. Un certain Monsieur B. de Morlaix pêche avec ce bateau des quantités invraisemblables de bars dans la baie du même nom, et cela toute l’année  (tellement de poissons qu’il a installé une goulotte qui permet de les faire glisser directement dans le caisson avant dès la sortie de l’hameçon !)

Photos d'un retour de pêche en kayak de mer Belouga 1 au Cap Gris Nez

Photos d'un retour de pêche en kayak de mer Belouga 1 au Cap Gris Nez

peche en kayak

Plasmor peut équiper votre kayak de mer d’un porte canne à pêche et d’un troisième caisson.

porte canne à pêche installé sur un kayak de mer

le bouchon du porte canne à pêche version ouvert et fermé

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EXPEDITION KAYAK EN PATAGONIE (5)

Christian Clot et Mélusine Mallender ont entrepris une expédition en marche à pied et kayak de mer, entre terre et mer. Partis le 20 février 2009 à la découverte de la Patagonie.
Récits de leur périple :

14 juin 2009 – Dernière étape
Nous voilà reparti depuis deux jours, dans le fjord Ultima Esperanza puis vers Punta Arenas. Un secteur important pour terminer notre aventure dans les terres des Tehuelches et des Kaweskars puisque à la transition entre les deux mondes. Ultima Esperanza et les lagos Skyring et Otway sont en effet les seuls endroits où ces deux peuples séparés par les montagnes ont pu avoir des contacts, puisque dans les fjords et à la limite de la Pampa. C’est aussi le territoire où vivait le fameux Mylodon, animal préhistorique dont un bout de peau possédée par la famille de Chatwin a donné envie à ce dernier de venir en Patagonie.
Il était important pour nous de terminer notre aventure par ces territoires, entre kayak et marche. Moins forestier, moins raides, les côtes offrent un paysage très différents que celui des canaux que nous avons connus jusque là. Seul la météo, pourtant normalement plus calme dans ces régions car protégées par les plus haute montagne, ne change pas pour nous : au creux d’une très forte dépression, suivie par une amie à elle, nous sommes soumis a des vents très violent, des températures plutôt basses et beaucoup de précipitation. Il a d’ailleurs fallu nous éloigner un peu avec une camionnette de Puerto Natales afin de ne pas nous faire voir par l’armée qui ferme le port presque en permanence ces temps, empêchant toute sortie de bateau, et donc de kayak.

hielo-continental

10 juin 2009 – Port fermé… encore de l’attente
Depuis hier matin, le port de Puerto Natales est fermé en raison de vents très puissants avec rafales à 60 noeuds… Cela commence à faire comme on dit. Nous qui nous étions préparé pour repartir au plus vite, nous voilà bloqué a Puerto Natales. Une situation qui risque de durer un peu, les prévisions pour ces prochains jours étant mauvaise, avec situation de risque de tempête, ce qui veut dire que le port restera fermé. Nous sommes inquiet vu les jours qui passent trop vite. Mais nous gardons espoir de voir la mer se calmer un peu, notre désirs de terminer notre aventure sur le kayak, de retrouver l’ambiance des canaux, ne serait-ce que pour quelques jours étant très fort….

07 juin 2009 Revers de fortune
Bonjour à tous,
Depuis un peu plus de quatre mois que cette expédition Hielo Continental à démarré, chaque jour a apporté son lot de surprises, de terrains variés et de découvertes. Dans la plupart des cas, heureusement, ce sont des moments positifs, forts, qui offrent un incontestable enrichissement. Sans doute également enrichissent, mais sur un plus long terme, les revers, problèmes et doutes viennent également émailler le cours d’une aventure comme celle que nous vivons actuellement. C’est ce qui c’est passé voilà quelques jours, avec un violent accident qui s’est soldé par la perte de l’un de nos kayaks, d’une partie de notre équipement, se terminant sans blessure grave pour nous, et donc, compte tenu des évènements, dans les meilleures conditions possible. En deux longs posts sur le blog http://christianclot.wordpress.com, vous trouverez le déroulé de cet accident du à un williwoo qui nous a surpris en pleine traversée d’un large canal.

Cet évènement survient sur la fin de notre parcours, alors que nous avions terminé la plus grande partie de cette découverte que nous voulions faire des mondes et modes de vies des Indiens terrestre Tehuleches et marins Kaweskars. Après quelques hésitations, nous avions décidé d’augmenter la distance de notre parcours, nous obligeant à une navigation journalière importante. La fatigue a-t-elle obscurcit notre jugement ? Peut-être. Comme toujours, après un accident qui survient en quelques secondes, avec un temps possible de décision réduit à sa portion la plus congrue, l’analyse à posteriori oblige à se poser de nombreuses questions.
Nous savions la météo changeante, mais donnée pour relativement calme pour encore deux jours, et rien, au moment de notre départ du matin, ne laissait présager l’arrivée de ces vents violents, et encore moins d’une rafale de williwoo. A quelques part, nous qui voulions expérimenter la vie et les difficultés de progression que pouvaient ressentir les kaweskars, nous sommes maintenant comblés, puisque ces williwoo étaient ce que redoutaient le plus les Nomades des mers, souvent fatal pour eux, et que nous n’en avions pas encore connu jusque là. Puisqu’il faut chercher le positif dans chaque situation, au-delà du fait que nous soyons tous les deux en vie et en bonne santé bien entendu, nous ne pouvons que nous servir de cette expérience pour réaliser, une fois de plus, l’incroyable vie que menaient les kaweskars dans des mers parmi les plus complexes du monde… Et admirer leurs capacités à y survivre, à y trouver plaisir et bonheur, à faire corps avec un milieu qui ne pardonne rien, mais offre tellement en retour. Car, incontestablement, excepté peut-être les dix premiers jours de découvertes où tous nous semblait au-delà de nos capacités, nous avons aimés chaque jour passé dans ces canaux et fjords. Une relation avec une nature sans cesse en mutation, qui oblige à une profonde intégration, qui offre des paysages et un sentiment de liberté hors norme. Une relation qui ne peut nous empêcher maintenant de vouloir repartir le plus rapidement possible, afin de terminer cette expédition dans les meilleures conditions possibles. L’analyse de l’état de nos équipements nous laisse encore quelques doutes quand à notre capacité à pouvoir le faire dans les délais qui nous restent, mais nous allons faire notre possible pour que cela soit le cas. Nous vous tiendrons bien entendu au courant de l’évolution des évènements.
A bientôt donc pour plus de nouvelles, merci à tous, Christian

6 juin 2009 – Malgré nous…
Après notre accident de mercredi 3 juin, les choses se sont un peu précipitées, contre notre volonté.
Une fois de retour à terre, la tente montée, nous avons pu faire le point sur notre situation. La perte du kayak de Mélusine et le stress de l’accident dus à un changement brutal de météo nous avait fortement affectés. Une grande part de notre nourriture, les équipements électroniques –dont le caisson les contenant avait été éventré- et de réparation avaient également disparu avec Lola, entraînés vers les fonds de plusieurs centaines de mètres à notre position.  Bien que peu brillante, notre situation n’était pas désespérée. Outre le kayak double de Christian, il nous restait tous les équipements de camp et de la nourriture pour dix jours, soit une vingtaine en nous rationnant. Mais plus que tous, excepté de fortes contusions dorsales et cervicales pour Mélusine ajoutées à une profonde fatigue, nous étions tous les deux là, vivant et sans blessure grave. Presque un miracle dans les conditions que nous avions subies. Nous avons donc pris la décision, selon le principe que nous nous étions fixé au préalable, de ne pas demander de secours et de poursuivre notre trajet avec un seul kayak, au moins jusqu’à un site où des pêcheurs auraient pu nous aider avec de la nourriture. Mais l’armada chilienne en a décidé autrement.  Une fois ce bilan effectué, nous les avons prévenus par téléphone satellite de l’incident et du fait que nous ne pourrions plus communiquer avec les bateaux faute de VHF. Ils nous ont demandé un bilan complet de la situation et nous les avons informé que nous allions continuer l’expédition. Puis nous sous sommes couchés pour nous reposer de nos émotions. Il était alors 14h30. Vers 16h00, dans un demi-sommeil, j’entends un bruit de moteur et de corne de brume. Je m’en soucie peu, des bateaux passant régulièrement dans le canal en signalant leur présence en cas de brouillard à l’aide de corne de brume. Je me recouche. Mais  au bout de 30 minutes, non seulement le bruit de moteur ne s’est pas éloigné, mais les coups de corne de brume persistent. Cette fois pleinement réveillé, je me décide à jeter un œil par la porte de la tente… pour me trouver « face à face » avec l’énorme masse du ferry Navimag, à une centaine de mètres de nous, ancre baissée, se maintenant péniblement dans les courants toujours violant.  Bien loin de sa route, il ne pouvait être là que pour nous… et depuis un petit moment déjà. Sans pouvoir communiquer directement avec lui, nous appelons l’Armada par téléphone. Nous nous sommes à peine présenté que le factionnaire nous intime l’ordre d’une évacuation immédiate. L’ordre vient du général directeur des opérations maritimes de Valparaiso. De loin, dans un bureau, après ce que l’on peut imaginer être le téléphone arabe de la remontée de l’information, cette décision est sans aucun doute justifiée. Pour nous, elle nous parait sans fondement et nous pensons à refuser cet ordre. Mais dans le canal, les hommes du ferry « Puerto Eden » de Navimag, malgré que le bateau continue d’être chassé par les courants, commence à descendre une barque de sauvetage. Plus pour ces hommes qui ont dérouté leur navire et sont maintenant prêts à venir nous chercher, nous rappelons l’Armada pour confirmer l’évacuation et que nous allons nous rendre vers le ferry par nos propres moyens afin d’éviter que l’équipage ne prennent des risques inutiles.

15 minutes plus tard, dans une mer qui s’est miraculeusement soudainement calmée, nous nous approchons de la masse imposante du Navimag, qui descend une échelle de secours. Je les vois déjà nous demander de monter à bord en abandonnant notre kayak et derniers équipements, ce que j’aurais refusé sans appel. Mais plusieurs hommes descendent la rampe, attrapent notre embarcation et, après nous avoir fait monter à bord, chargent notre kayak sur la rampe qui remonte.
Avec une amabilité sans faille ils prennent soin de nous, surpris de ne voir que deux personnes en bonne santé. Plus tard, le capitaine nous expliquera qu’ils ont reçu un ordre d’évacuation d’urgence pour une dizaine de personnes dont une fille gravement blessée. Une fois sur site, il a même du décider de couper ses instruments de communication, lassé de recevoir toute les 2 minutes des appels venant de Punta Arenas, Puerto Natales, Santiago et Valaparaiso lui demandant de rendre des comptes du sauvetage en cours. Un sauvetage qu’il ne voulait pas réaliser dans ces conditions et que nous n’avions pas demandé. Ceci dit nous ne pouvons que remercier avec chaleur la gentillesse et l’aide de l’équipage du Puerto Eden qui nous a accueilli à bord avec chaleur, après nous avoir mis à disposition une cabine et le mess des officiers pour nous restaurer.
Nous voilà donc à Puerto Natales, où nous devions arriver, avec un fort goût de tristesse et d’inachevé, même si cet évènement est survenu en fin d’expédition et que nous avions fait la majeure partie du trajet. Tristesse pour Le kayak disparu, pour ne pas être arrivé à Puerto Natales par nos propres moyens. Amertume pour ce « sauvetage » et les journalistes, nombreux à notre arrivée, en quête d’un sensationnel pour lequel ils ont été déçus. Aussi, après un peu de repos, nous allons sans doute repartir en kayak, afin de terminer notre aventure comme presque elle l’aurait du, assis dans un kayak jusqu’aux ultimes coups de pagaies. A suivre…

3 06 2009 – Accident
Hier, Christian et Mélusine se sont fait brutalement surprendre en plein milieu d’un canal par le Wiliwoo bien connu pour  ses violentes bourrasques tourbillonnantes atteignant plus de 150 Km/h. La houle s’est levée jusqu’à quatre fois leur hauteur et Lola, le kayak de Mélusine s’est vu soulevé et retourné pour finalement retomber et se casser à moitié. Mélusine réussi à se dégager et nager vers Christian qui pagayait vers elle pour la sauver, tout en essayant de ne pas se faire renverser aussi.

Ils ont pu atteindre un site de camp et c’est là qu’ils sont coincés actuellement. Le caisson contenant le matériel électronique de communication s’est cassé et à sombré, avec Lola..Heureusement le téléphone Iridium était dans le kayak de Christian. Il leur reste dix jours de nourriture.

Aujourd’hui, malgré la perte de leur cher Lola le moral est meilleur. Ils ont pu joindre les autorités qui veulent les récupérer, mais un site de pêche  se trouvait à 10 jours de navigation de là où ils se trouvent c’est vers cette option qu’ils se dirigent afin de pour suivre leur aventure. Contrairement à Lola qui a sombré, le kayak Kala est un biplace qu’ils peuvent donc utiliser à deux.

Pour le moment cependant ils ne peuvent pas bouger, la houle est toujours aussi violente.

© Hielo Continental 2009 – Christian.Clot
  => Le Blog de l’expédition Hielo Continental

Suivre l’expédition au jour le jour :

1 – Départ de l’expédition kayak en Patagonie
2 – Mélusine et Christian ont quitté ce matin Puerto Natales pour la partie kayak de leur aventure.
3 – Mai 2009 – Bientôt les glaciers
4 – Juin 2009 – vers Puerto Natales puis Punta Arenas.

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Expedition kayak en Patagonie (4)

Christian Clot et Mélusine Mallender ont entrepris une expédition en marche à pied et kayak de mer, entre terre et mer
: « l’expédition Hielo Continental ».

Juin 2009 – vers Puerto Natales puis Punta Arenas.

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Notre navigation vers le Nord

La navigation vers le nord s’est plus ou moins divisée en deux parties. En montant vers le Nord, Nord Ouest, plus proche des accès direct à l’océan Pacifique, la reconnaissance s’est principalement axée sur les sites de vie des Indiens Kaweskars, qui occupaient plus volontiers ces secteurs. Une rencontre fortuite nous a beaucoup aidé à orienter nos recherches : une lancha de pêche, la seule que nous croiserons de tous le trajet, avec à son bord deux personnes dont Juan, l’un des derniers kaweskars. En passant deux jours avec eux, Ils ont pu nous indiquer des plages pas toujours évidentes à trouver, cachées au fond de baies peu visibles ou protégées par la touffue forêt magellanne.

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Au nord, l’étape au très difficilement accessible phare San Pedro nous a non seulement permis de nous reposer mais aussi de découvrir la vie de ces gardiens isolés du monde – une tradition qui s’est malheureusement perdue en France avec la fermeture il y a quelques années du dernier phare habité.
Seul un ponton s’avançant dans le Pacifique à plusieurs mètres de hauteur, surplombant des rochers de plusieurs dizaines de mètres de profondeur permet d’accoster à l’île. Une opération délicate qu’aucun bateau, sinon le ravitailleur de l’armée, ne s’amuse à entreprendre. Une petite folie avec nos kayaks, rendue possible avec la seule aide d’une météo soudainement clémente pour une matinée…

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Je préfère ne pas parler du départ, qui aurait pu se terminer avec la transformation d’un de nos kayaks (Kala) en nouveau concept de sous-marin miniature sans l’aide de deux des gardiens dont l’un n’a pas hésité à sauter à l’eau pour m’aider à retenir cette tentative d’échappée belle de Kala.
La seconde partie, en redescendant vers le Sud, a été plus axée sur les glaciers du Hielo Continental, dont de moins en moins arrivent jusqu’à l’eau des fjords. Le recul de la plupart de ces glaciers est époustouflant, et les roches portent les traces béantes et bien visibles de la rapidité de ce recul, atteignant pour certain 100 à 200 mètres par an. Un seul petit rebelle a décidé de dénoncer avec force cette diminution massive de la plus grande réserve d’eau douce continentale du monde puisque le glacier Pio XI ne cesse d’avancer avec un bon ratio… alors qu’il est situé à moins de 10 kilomètres d’autres glaciers en profond recul.

Cette petite anomalie positive crée un charmant mystère pour les scientifiques qui viennent enfin de se dire qu’une petite étude serait intéressante, malgré l’accès et la mise en place complexe de ces recherches. Malgré cette chronique d’une mort annoncée pour glace millénaire, ces glaciers restent des perles uniques, bien protégées au fond de fjords souvent difficiles d’accès pour nos kayaks en raison des forts courants tournants, ce qui nous a fait encore plus apprécier ces navigations, jalonnées de mini-icebergs, au pied de ces géants majestueux.

Notre plus grand ennemi n’aura finalement ni été le froid (oscillant autours de 0 à 2°C) ni l’humidité pourtant désagréablement omniprésente dans ces canaux (depuis 6 ans une station de mesure installée dans le fjord Iceberg a montré des ratios de précipitations annuelles de plus de 10’000 mm, l’une des plus forte au monde), mais la nuit. Une nuit qui peine le matin à quitter sont lit douillet bien calée au creux des canaux, augmentée encore par la présence quasi permanente d’une dense couche de nuages, et qui tente de venir le plus rapidement possible s’y recoucher. Joueuse, elle a rapidement fait de nous cacher les côtes –même en navigant au plus près- et par conséquent les rares lieux possible pour y construire un camp, même précaire.

Combien de fois il nous a fallu dans la nuit tailler dans les arbres un petit espace pour nous y blottir en attendant de pouvoir repartir à l’aube naissante. Combien de fois avons-nous vu défiler ces côtes sans y découvrir le moindre interstice, la moindre faille, ne serait-ce que pour s’arrêter pour assouvir un besoin naturel. Sans aucune notion des plages possibles, des ouvertures dans la forêt, nous ne pouvons nous fier à aucune carte pour cette recherche qui devient une obsession à mesure que la journée avance. Un état qui nous rapproche –de loin bien entendu- de la découverte de ces labyrinthiques canaux par les premiers navigateurs européens. Au moins sommes-nous ainsi persuadés que chaque plage où nous pouvons poser un camp a été occupée par des Kaweskars, qui devaient parfaitement connaître chaque lieu et la distance qui sépare chacun d’eux.

En arrivant à Puerto Eden, havre de repos pour nous, comme toujours toutes ces difficultés se sont estompées pour ne laisser que la splendeur de cet univers et des animaux marins ou aériens qui nous ont sans cesse accompagnés occuper nos esprits… et nous assurer de trouver le courage pour repartir rapidement vers Puerto Natales, vers encore plus de froid, de nuit et de forêt…

Mardi 2 juin 2009 – Vers le sud
Nous voilà depuis 2 jours repartis vers le Sud, vers la dernière partie de notre expédition. Une trentaine de jours sans doute pour rallier Puerto Natales, puis rapidement Punta Arenas. Les dates de notre retour en France en juillet ne obligent à accélérer un peu notre progression, et à effectuer un nombre de kilomètre par jour bien supérieur à notre moyenne journalière si nous voulons effectuer malgré tout des reconnaissances intéressantes. Un défi en soit, une nouvelle expédition, qui correspond sous cette forme à une autre partie de la vie des Kaweskars : lors de l’échouage d’une baleine, il fallait faire vite, très vite, pour avertir les autres canots et arriver sur les lieux avant que la viande ne soit trop avariée. De même lors de certaines chasses qui demandaient parfois plusieurs jours de course pour suivre les animaux. Ils étaient alors plusieurs par canots, apte à se relayer aux pagaies, un avantage sur nous –sans parler bien entendu de leur connaissance des lieux et adaptation au milieu- que nous compensons par un matériel à priori plus rapide avec nos kayaks. Nous ne pourrons que vous dire, dans un peu plus d’un mois, si nous avons réussi notre pari ou si nous sommes condamnés à rentrer en kayak jusqu’en France car notre avion est parti sans nous. Finalement, quelques milliers de kilomètres de plus ou de moins… L’ultime partie de notre périple, dans les montagnes de l’Est, vers des vestiges correspondant cette fois aux Tehuelches et qui devait compléter notre rencontre avec ce peuple devra être un peu reportée, sans doute à l’automne. Mais il est trop tôt pour cela.

Pour l’heure, après les avoir révisés aussi bien que possible, nous avons retrouvés nos kayaks Kala et Lola, les forêts indomptées, les paysages délurés, les nuits qui grignotent le soleil et les pluies qui nous accompagnent avec constance. Mais le nouveau froid, cette fois congelant, pourrait enfin les transformer en neige. Nos doigts que nous ne pouvons ganter pour pagayer s’en plaignent et nous le font comprendre de douleurs régulières, mais le reste de nos corps et équipement ne devraient pas s’en plaindre.
A bientôt depuis les canaux patagons !

© Hielo Continental 2009 – Christian Clot

=> Le Blog de l’expédition Hielo Continental

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Kayakafrika : Expédition kayak de mer en Guinée-Bissau

De retour de Guinée-Bissau, L’ethnologue explorateur Xavier Van Den Stappen, nous livre son récit de navigation en kayak de mer Belouga « Grand raid ».

Bissau, Guinée-Bissau, le 3 mars 2009 :
Parti de Casamance en kayak le jour du carnaval diola, j’ai atteint Bissau, la capitale de la Guinée-Bissau, le jour du coup d’état.

2009-06-Kayakafrica-Guinee-bateauEn juillet dernier, j’avais confié mon kayak de mer à Bruno Diata, ancien moniteur de voile qui a monté sa structure sur la côte sénégalaise, non loin de Cap Skiring. Je retrouve mon embarcation dans un état impeccable. Le soir, j’organise une projection du film réalisé en Casamance, il y a sept mois. Le sujet du documentaire aborde le double discours qui consiste d’une part à rassurer les touristes et à les convier à visiter la Casamance et d’autre part, la mise en avant des conséquences de la guerre civile pour bénéficier d’aides extérieurs. Le débat qui s’en suit est révélateur de cette opposition de langage. Il dérive rapidement sur le peu d’effort consenti par le gouvernement sénégalais pour désenclaver la Casamance, grenier du Sénégal et terre de tourisme.

Le 25 février, le kayak passe la barre et sa proue se dirige vers la frontière de la Guinée-Bissau. À terre, rien ne signale l’entrée sur un autre territoire. La baie de Sucajaque est encombrée de bancs de sable, qui, à marée basse, accueille quantité d’oiseaux migrateurs. À 30 kilomètres de Cap Skiring, les éperons rocheux de Varela offrent un repaire aux tortues marines. Seul le soleil couchant décide de la fin du spectacle. Je regagne la plage et plante la tente devant les baraquements d’un camp militaire.
Renseignements pris, les formalités ne se feront qu’à Bissau, la capitale, à 6 jours de navigation de la frontière.

2009-06-Kayakafrica-Guinee-caps-skiring

Le lendemain, je parcours 57 km en mer en 9 heures et demie. Le GPS a enregistré une pointe de vitesse à 19,5 km/h, sans doute à l’occasion d’un coup de vent dans le spi. Le kayak est équipé de voiles, de dérives et d’un gouvernail. Ce qui permet de mouvoir les 6,2 m de l’embarcation chargée de 300 kg à une vitesse raisonnable. À l’aide des seules pagaies, le kayak atteint une vitesse d’environ 4,5 km/h. À la voile, il passe la barre des 8 km/h avec un vent modéré. Mais voilà, le vent souffle dans le bon sens uniquement l’après-midi à la faveur de la renverse. Et puis le vent, s’il est gratuit et « renouvelable », il n’est pas pour autant garanti !

Passé le Rio Cacheu, la côte nord de la Guinée-Bissau est encombrée d’impressionnants bancs de vase alternés de zones de récifs et de roches affleurantes qui rendent la navigation difficile.
À 300 mètres du littoral, à peine 50 cm de profondeur. Les campements de pêcheurs sont rares et mieux vaut suivrent leurs indications pour rejoindre les trop rares plages.

Chaque jour apporte son lot de surprises.

Dans cet environnement extrême, chaque jour apporte son lot de surprises : des colonies de flamants nains, des dauphins, des tortues, des pélicans par dizaines, des vautours sur la cime des palétuviers, des chacals nettoyeurs de plages. En fin d’après-midi, en quelques instants, la mer d’huile se transforme en montagnes russes, lorsque le vent butte contre le flot de la marée descendante. Le clapot devient permanent, des déferlantes naissent en mer, parfois loin de la côte, confirmant la présence des bancs de sable.

2009-06-Kayakafrica-Guinee-ile-bissau-enfants

Un petit quart de lune pointe dans le ciel qui s’assombrit. Il est plus de 19 heures lorsque des pêcheurs m’indiquent une passe pour accéder à une plage cachée par des palissades de pieux. Pièges à poissons, ces installations permettent également une forme traditionnelle de pisciculture pratiquée dans des bras de mer organiquement enrichis par la vase née dans les forêts de l’intérieur.

Le lendemain, j’emprunte le canal protégé de la houle afin de doubler les îles de Jeta et celle de Pecixe. La nature est impressionnante. La mangrove omniprésente empêche tout accostage. Je m’enfonce dans la vase grise jusqu’au maillot.

Au village d’Ijante, je rencontre des Peuls qui partagent les lieux avec des Manjaks. J’apprends que dans leur langue « kayakafrika » signifie « je vais en Afrique ». Les Peuls musulmans pratiquent la pêche, les Manjak cultivent, récoltent les fruits et boivent le vin de palme.
Lorsque la mer se retire, une ceinture de vase de trois cents mètres encercle l’île. Ici, il faut attendre la marée haute pour repartir. Une occasion idéale pour découvrir le monde de vie et l’enclavement des populations des îles. Ce soir, du riz à la poutargue, les œufs de mulets et de courbines qui croisent ici en cette saison. Le fruit du baobab, offre le bui, une boisson épaisse et sucrée. Le soir, on prend du thé de feuille de quinkiliba. Il permettrait de lutter contre le diabète.

Vers le Sud, les îles vertes, plus belles les unes que les autres, se détachent de la surface de l’eau sombre et vaseuse. La lumière est si puissante qu’à quelques kilomètres, on croit voir vibrer les feuilles des palétuviers. Les vols de perruches, de calaos et de cigognes se détachent du ciel bleu azur. Un goût de paradis terrestre et aquatique à peine maîtrisé par l’homme.

Vers le Sud, les îles vertes, plus belles les unes que les autres, se détachent de la surface de l’eau sombre et vaseuse. La lumière est si puissante qu’à quelques kilomètres, on croit voir vibrer les feuilles des palétuviers. Les vols de perruches, de calaos et de cigognes se détachent du ciel bleu azur. Un goût de paradis terrestre et aquatique à peine maîtrisé par l’homme.

Après une semaine de navigation et 240 km parcourus en kayak, les antennes de relais de la capitale sont en vue plein Est.

Parti pour longer les côtes marocaines, l’expédition a généré des dizaines de rencontres aussi enrichissantes les unes que les autres. Ce voyage a également permis de dresser quelques constats sociaux et écologiques qu’il serait inconcevable de taire.
Xavier Van der Stappen.

Pour suivre les expéditions de Xavier Van Der Stappen :
http://www.kayakafrika.org/Guinee_Bissau.html

D’autres sites sur les expéditions de Xavier Van Der Stappen :
www.kayakafrika.org
www.cultures-com.org
Voir le site de l’exposition : www.senegal-la-mer.org
Crédit photo : Xavier van der Stappen

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Découverte du Golfe du Morbihan sur l’eau

La Bretagne est sans doute le meilleur endroit pour pratiquer le kayak de mer. Entre criques ou îles sauvages, côte dentelée, rias ou canaux… La région du Golfe du Morbihan qui concentre tout cela à la fois est en passe de devenir la nouvelle Mecque des kayakistes.

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Ils sont chaque année plus nombreux à sillonner les eaux d’un littoral protégé et verdoyant entre l’une des quarante îles que compte cette extraordinaire petite mer intérieure de 20 km de long sur 15 km de large. Le kayak de mer est un mode de randonnée extraordinaire à la portée du plus grand nombre. Vous n’aimez ni le bruit ni la pollution ? Le kayak est sans moteur. Vous ne voulez pas trop d’efforts physiques ? Laissez-vous porter par les courants et marées. Vous voulez échapper à la noria de voiliers et autres bateaux estivants ?

Avec son faible tirant d’eau, cette petite embarcation maniable vous permet d’aller là où les autres ne vont pas !

2009-03-Decouverte-Golfe-Morbihan-sinagotCarte marine fixée sur le pont, le passager avant surveille les hauts fonds et les parcs à huîtres dont les longs piquets de bois signalétiques dépassent de l’eau. Attention à marée basse !
Mais le meilleur moyen de progresser dans le Golfe est encore de se laisser porter par l’inspiration du moment. Une île, une plage, une chapelle ou un manoir et on change de cap ! Les tentations sont nombreuses. À chaque instant la grève dévoile un trésor inédit qui peut nous détourner de notre but initial…

La plupart des îles du Golfe sont privées, à l’exception des célèbres île d’Arz et île aux Moines. La loi permet cependant l’accès à tous sur les domaines privés, à condition de respecter une règle stricte : ne pas s’aventurer au-delà du plus haut niveau atteint par la mer. Ramasser ses déchets ou ne pas faire de feux sont également des règles élémentaires pour tous les passants sur ces plages désertes.
La mer qui monte peu à peu va nous aider à remonter vers la rivière d’Auray où nous arriverons ce soir. Tranquillement, à fleur d’eau et dans un coin du Golfe éloigné des principaux axes de navigation, nous contournons l’île d’Arz puis l’île aux Moines par le sud. Le décor est troublant. Alors même que nous connaissons bien la région, il nous est toujours aussi difficile par endroit de distinguer ce qui est continent et ce qui est île dans ce décor multiple. Le Golfe du Morbihan est une perpétuelle découverte même pour ses plus fins connaisseurs. La terre et la mer sont de tous côtés, indistinctes et pourtant chacune à sa place. Partout les deux se mêlent avec harmonie. Jamais égal, jamais monotone, toujours inattendu, ce décor varie sans cesse au gré des marées, des saisons et des lumières toujours époustouflantes.

2009-03-Decouverte-Golfe-Morbihan-Belouga2Le calme aquatique revenu, c’est l’heure en ce milieu d’après-midi de mettre une ligne à l’eau. Sait-on jamais, un bar ou une daurade pourrait venir agrémenter notre dîner de ce soir ? À l’écart des grands courants de navigation et de l’immensité dentelée du Golfe, la rivière d’Auray où nous pénétrons est un appendice navigable de toute beauté et d’une grande quiétude. L’endroit est idéal pour finir la randonnée en fin de journée. La marée montante nous pousse vers le fond du couloir marin qui se rétrécit peu à peu. Avant l’arrivée à Saint Goustan, la rivière se sépare en deux et mène, à tribord, vers le Bono. Un petit port où au siècle dernier les pêcheurs armaient une flottille de forbans, sorte de grosse chaloupe en bois. Ici la navigation est calme, le vent s’est tu, laissant place à la douce chaleur du soir tombant. Quelques bateaux qui rentrent nous doublent. Soudain, le fil tiré à fleur d’eau se tend. Et au bout de la ligne,
un bar !

Entre la pointe de Kerisper et celle du Plessis, la rivière qui sinue nous empêche de voir l’arrivée. Encore quelques efforts supplémentaires et nous apercevons enfin les jolis quais de Saint Goustan, petit port logé au pied de la ville d’Auray. Cet ancien port de pêche a gardé de nombreux vestiges du passé comme ses élégantes habitations à colombages qui s’éclairent joliment à l’heure où la lumière décline. De nombreux badauds se promènent sur les quais dans un parfum de galettes au beurre. La mer, pleine et paisible nous permet d’accoster rapidement sur l’un des pontons entre deux voiliers.

Arriver par voie de mer dans ce petit port procure toujours une intense satisfaction et un sentiment de plénitude après une journée de périple bien accompli. La peau couverte d’embruns salés et cuite par le soleil, nous rêvons déjà d’une prochaine randonnée.

© Texte et photos Claire Marca

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