FABRICANT DE KAYAKS, VOILIERS ET BATEAUX A MOTEUR EN BRETAGNE

Vidéo Plasmor fabrique à Vannes
Plasmor tient à rappeler que tous ses bateaux sont fabriqués à Vannes.
Lorsque vous viendrez ...

En savoir +

Points d'essais/relais Plasmor en France
Vous souhaitez acquérir un kayak de mer Plasmor et vous aimeriez l'essayer avant l'achat ? ...
En savoir +

Scoop.it Le kayak de mer
Devant la multitude d'informations qu' offe Internet, il est parfois difficile de trouver celle qui ...
En savoir +

Triaskell sur le canal du midi
Plasmor vient de livrer un nouveau Triaskell sur le canal du midi. Avec son nouveau pied ...
En savoir +

Vidéos de Skellig
Comment mettre à l'eau son Skellig ?
Comment mâter son Skellig 2 sloup ?C'est ...

En savoir +

Témoignage : halte à Ster Wenn en Triaskell
Gérard nous raconte son escale magique mais mouvementée à Belle Ile, dans la ria de ...
En savoir +

Tysfjord : des idées de vacances pour cet été
Pierre Fijalkowski qui a collaboré durant des années chez Plasmor, notamment avec la mise au ...
En savoir +

Kayakafrika au Sénégal

 Idées rando
 La Vilaine La rivière de Penerf L'Erdre L'Odet Le Trieux La Laïta Cap de la chèvre Les îles de la côte Dalmate Les Iles Aland en Skellig2 Le Golfe du Morbihan Randonnée kayak en famille Le Pouldu - Pont Aven
 Découvrir
 Plasmor Info
 Vos Témoignages
 Photoreportage : Les iles Skellig Photoreportage : Corse Sardaigne en kayak Photoreportage : la Grèce en kayak biplace Premiere sortie du Belouga Caugek 2 Tour Corse et Sardaigne en kayak Sortie 30 ans 5 jours en descente de Loire La Croatie en kayak Groenland : côte Est Observer les oiseaux Descente de la Loire et remontée de la Bretagne sud Première sortie sur Filovent : sloup Skellig 2 2 jours au cap Frehel en kayak Le golfe du Morbihan en Belouga pelikan Baie de Disko au Groenland Expédition kayak en Corse Trois filles sur La Loire L' Alaska en Belouga Baïkalie Aventure KAYAKAFRIKA, l’Homme et la Mer Kayakafrika au Maroc Essais comparatifs du kayak Kialivak Kayakafrika en Mauritanie Kayakafrika au Sénégal Kayakafrika en Guinée-Bissau KAYAKAFRIKA, test le Belouga Pelikan et le Skellig 2 Formulaire témoignage Essai du Kialivak par N.S Raid Abu Dhabi Adventure Histoire du kayak trimaran circumnavigation des Highlands circumnavigation des Highlands - Suite Sardaigne en kayak Histoire de mer Skellig 2 Patagonie en kayak de mer Expédition kayak en Patagonie Expédition kayak en Patagonie 2 Expédition kayak en Patagonie 3 Expédition kayak en Patagonie 4 Expédition kayak en Patagonie 5 Expédition kayak en Patagonie 6 ArTiYote le petit Skellig 1eres impressions de kayakiste à bord de mon Bélouga 1 46 jours en Atlantique avec un Triaskell Halte à Ster Wenn en Triaskell
 Naviguer ensemble

Inscription aux actus

Kayakafrika : L’aventure sénégalaise.


Voici déjà 2 ans, Xavier entreprenait le tour de l’Afrique à bord d’un kayak de mer. Parti de Gibraltar en juillet 2004, après les côtes marocaines, mauritaniennes, la descente du fleuve Sénégal, il a atteint, cet été, les eaux des estuaires du Sud du Sénégal. L’aventure humaine ici prend tout son sens.


Le but de Kayakafrika est de dresser un portrait des populations vivant de la mer en Afrique. La démarche concerne également la relation de l’homme au milieu marin dans des approches aussi différentes que la pêche, l’organisation sociale, les croyances, la pollution, l’impact humain sur le milieu, les initiatives communautaires de conservation et de protection des ressources marines.

Un kayak dans la mangrove
L’entrée du delta du Saloum se situe à une semaine de kayak de Dakar, la capitale sénégalaise. Progressivement les villages se font de plus en plus espacés sur le littoral.
La mer devient également plus calme à mesure qu’on progresse vers le Sud. Les déferlantes de la passe de Djifer et la pointe de Sangomar annoncent le début des bolons et l’eau calme. La difficulté ici reste de gérer les marées et les zones découvertes à marée basse et aussi de trouver des lieux d’accostage dans une nature luxuriante et inondée.

Passé trois mois de saison des pluies dans la mangrove sénégalaise reste une expérience inoubliable. Mais mieux vaut disposer de tout ce qu’il faut pour être autonome.

Au sud du Sénégal, un vaste delta incroyablement vert dans un pays du Sahel, c’est le Delta du Saloum. En fait, il s’agit d’un delta à l’envers. Un estuaire envahi par l’eau de mer. Celle-ci augmente considérablement en salinité. La mer pénètre les terres sous forme de bolons, des bras de mer subissant les marées. Des bancs de sable encombrent les méandres. Des centaines d’îles composent ce vaste territoire principalement occupé par une mangrove impénétrable.


La profusion de végétation masquant les berges, abrite une faune étonnamment riche dans un environnement devenu marin. On y croise des poissons qui grimpent le long des racines aériennes des palétuviers. Toutes sortes de crabes et de mollusques. Des poissons de toutes tailles et leurs prédateurs. Parmi lesquels des dauphins, des requins, des oiseaux de proie… Il a aussi les nombreux oiseaux migrateurs et aquatiques qui peuplent les branches au feuillage vivace des plantes et arbres aquatiques. Ce lieu offre à la fois la richesse en aliment et la protection d’une nature inextricable. Nombreuses espèces de poissons viennent s’y reproduire ou s’engraisser avant de reprendre leurs migrations marines.
Cette profusion de vie permet à une population clairsemée de se nourrir et de diversifier ses revenus.

Parmi les pêcheurs, on compte des Sérères, des Mandés et des Lebou venus du Nord du Sénégal. Ils vivent sur des îles ou à la limite de la mangrove. Leurs cases traditionnelles sont faites de paille tressée. Leurs lourdes pirogues en bois sillonnent les bolons à la recherche des mulets, des mérous, des baracoudas… Ils pêchent soit au filet, soit à la ligne et sortent souvent en mer pour plusieurs jours.

Les femmes sortent à marée basse vers les vasières pour récolter des coques qu’elles vendent traitent ensuite au village. Nettoyage, sélection, cuisson, décorticage, séchage au soleil, mis en sacs et transport vers les marchés où la plus-value permet d’acquérir les biens de consommation.
Lorsqu’elles ne récoltent pas ou ne traitent pas les coquillages ou les huîtres, elles gagnent, à bord de leur pirogue, leurs champs dans les îles où elles font pousser du manioc, du maïs, du mil, de l’ibiscus et des arachides.


Chaque jour depuis un mois, une pluie dense s’abat sur la mangrove. Le rideau de pluie est si épais que la végétation disparaît. Le ciel est sombre, déchiré par des éclairs puissants et la foudre frappe-on ne sait où.
La saison des pluies n’est certainement pas le meilleur moment pour parcourir cette zone humide. Mais l’activité humaine y est si particulière d’une saison à l’autre que cela vaut la peine de subir les aléas du climat et de l’humidité constante.

Devant l’étrave du kayak, qui file sur l’eau, des paquets de feuilles jaunes à la dérive, des centaines de pousses de palétuviers qui attendent la marée basse pour se fixer dans une galerie de crabe ou un nid de poisson pour y prendre racine. Partout les poissons bondissent pour échapper aux prédateurs qui rodent dans les eaux troubles des bolons. Des poissons volant s’échappent sur une centaine de mètres. Dans les branches, des hérons, des aigrettes, des martins-pêcheurs et des singes animent de leurs chants et de leurs cris l’épais rideau vert profond de la mangrove. De belles images captées par la caméra.

L’aire marine protégée du Bamboung couvre une superficie importante consacrée à la conservation. 14 villages ont décidé d’unir leurs efforts pour la création d’une zone interdite de pêche. Le but est de permettre aux poissons de se reproduire et d’atteindre l’âge adulte. Un bolon de plus de 15 km abrite quantité d’animaux. Sur terre, on dénombre de nombreuses espèces, tels les singes, les phacochères, les hyènes et les chacals. Dans l’eau, des dauphins, des requins, des raies et les mythiques lamantins. En quelques années, les résultats enregistrés par l’IRD sont étonnants. De nombreuses espèces nouvelles sont recensées chaque année et la taille des poissons adultes croit.

Après la pluie, le ciel se dégage et offre des teintes exceptionnelles. Vers 18 heures, en cette saison des pluies, les moustiques prennent le relais des taons qui piquent durant la journée. Impossible de rester dehors si ce n’est prêt des fumoirs des villages allumés pour protéger le bétail et les gens.



L’Afrique et la Mer
Une première exposition, résultat des trois années d’activité de terrain, sera présentée à l’Aquarium de Paris, Porte Dorée à l’automne 2007. Il s’agit d’une première rétrospective de l’approche ethnographique menée le long des côtes du Maroc, de Mauritanie, du Sénégal et de la Gambie. L’exposition proposera une découverte des différents biotopes marins, de la diversité culturelle des populations de pêcheurs, des enjeux environnementaux à l’aide d’objets, de vidéo et de nombreuses illustrations en grand format.
Une publication est également prévue.

Appel à participation, une occasion unique de vivre l’aventure humaine
Xavier cherche des coéquipiers pour l’aider dans les récoltes d’informations destinées à mettre sur pied les expositions à venir. Kayakafrika s’est doté d’une base flottante au Sénégal. Un catamaran habitable qui permet d’être autonome dans les bolons et les larges estuaires du Siné Saloum, de la Gambie et de la Casamance. Il s’agit d’un bateau équipé qui offre la possibilité de découvrir des lieux difficiles d’accès, où planter sa tente est impossible. Il sera utilisé pour explorer les estuaires durant les mois à venir.


En près de 3 ans, Xavier a utilisé un Bélouga II, un Bélouga I à voile, un Bélouga II Grand Raid de 6,5 m à voile. Il naviguera prochainement sur un Bélouga pélikan pour l’exploration des estuaires.


Pour tous renseignements : contactez Xavier Van der Stappen
Voir le site : www.cultures-com.org
Voir le site de l'exposition : www.senegal-la-mer.org
Crédit photo : Xavier van der Stappen

                   
 
 
Création de site Internet Capocéa