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Kayakafrika en Guinée-Bissau

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Kayakafrika : Expédition kayak de mer en Guinée-Bissau

kayakafrika

De retour de Guinée-Bissau, L’ethnologue explorateur Xavier Van Den Stappen, nous livre son récit de navigation en kayak de mer Belouga « Grand raid ».

Bissau, Guinée-Bissau, le 3 mars 2009 :
Parti de Casamance en kayak le jour du carnaval diola, j’ai atteint Bissau, la capitale de la Guinée-Bissau, le jour du coup d’état.

En juillet dernier, j’avais confié mon kayak de mer à Bruno Diata, ancien moniteur de voile qui a monté sa structure sur la côte sénégalaise, non loin de Cap Skiring. Je retrouve mon embarcation dans un état impeccable. Le soir, j’organise une projection du film réalisé en Casamance, il y a sept mois. Le sujet du documentaire aborde le double discours qui consiste d’une part à rassurer les touristes et à les convier à visiter la Casamance et d’autre part, la mise en avant des conséquences de la guerre civile pour bénéficier d’aides extérieurs. Le débat qui s’en suit est révélateur de cette opposition de langage. Il dérive rapidement sur le peu d’effort consenti par le gouvernement sénégalais pour désenclaver la Casamance, grenier du Sénégal et terre de tourisme.


Le 25 février, le kayak passe la barre et sa proue se dirige vers la frontière de la Guinée-Bissau. À terre, rien ne signale l’entrée sur un autre territoire. La baie de Sucajaque est encombrée de bancs de sable, qui, à marée basse, accueille quantité d’oiseaux migrateurs. À 30 kilomètres de Cap Skiring, les éperons rocheux de Varela offrent un repaire aux tortues marines. Seul le soleil couchant décide de la fin du spectacle. Je regagne la plage et plante la tente devant les baraquements d’un camp militaire.
Renseignements pris, les formalités ne se feront qu’à Bissau, la capitale, à 6 jours de navigation de la frontière.


kayak Grand Raid

Le lendemain, je parcours 57 km en mer en 9 heures et demie. Le GPS a enregistré une pointe de vitesse à 19,5 km/h, sans doute à l’occasion d’un coup de vent dans le spi. Le kayak est équipé de voiles, de dérives et d’un gouvernail. Ce qui permet de mouvoir les 6,2 m de l’embarcation chargée de 300 kg à une vitesse raisonnable. À l’aide des seules pagaies, le kayak atteint une vitesse d’environ 4,5 km/h. À la voile, il passe la barre des 8 km/h avec un vent modéré. Mais voilà, le vent souffle dans le bon sens uniquement l’après-midi à la faveur de la renverse. Et puis le vent, s’il est gratuit et « renouvelable », il n’est pas pour autant garanti !

Passé le Rio Cacheu, la côte nord de la Guinée-Bissau est encombrée d’impressionnants bancs de vase alternés de zones de récifs et de roches affleurantes qui rendent la navigation difficile.
À 300 mètres du littoral, à peine 50 cm de profondeur. Les campements de pêcheurs sont rares et mieux vaut suivrent leurs indications pour rejoindre les trop rares plages.




vautour tete de requin

Chaque jour apporte son lot de surprises.

Dans cet environnement extrême, chaque jour apporte son lot de surprises : des colonies de flamants nains, des dauphins, des tortues, des pélicans par dizaines, des vautours sur la cime des palétuviers, des chacals nettoyeurs de plages. En fin d’après-midi, en quelques instants, la mer d’huile se transforme en montagnes russes, lorsque le vent butte contre le flot de la marée descendante. Le clapot devient permanent, des déferlantes naissent en mer, parfois loin de la côte, confirmant la présence des bancs de sable.

Un petit quart de lune pointe dans le ciel qui s’assombrit. Il est plus de 19 heures lorsque des pêcheurs m’indiquent une passe pour accéder à une plage cachée par des palissades de pieux. Pièges à poissons, ces installations permettent également une forme traditionnelle de pisciculture pratiquée dans des bras de mer organiquement enrichis par la vase née dans les forêts de l’intérieur.



kayakafrika

Le lendemain, j’emprunte le canal protégé de la houle afin de doubler les îles de Jeta et celle de Pecixe. La nature est impressionnante. La mangrove omniprésente empêche tout accostage. Je m’enfonce dans la vase grise jusqu’au maillot.

Au village d’Ijante, je rencontre des Peuls qui partagent les lieux avec des Manjaks. J’apprends que dans leur langue « kayakafrika » signifie « je vais en Afrique ». Les Peuls musulmans pratiquent la pêche, les Manjak cultivent, récoltent les fruits et boivent le vin de palme.

Lorsque la mer se retire, une ceinture de vase de trois cents mètres encercle l’île. Ici, il faut attendre la marée haute pour repartir. Une occasion idéale pour découvrir le monde de vie et l’enclavement des populations des îles. Ce soir, du riz à la poutargue, les œufs de mulets et de courbines qui croisent ici en cette saison. Le fruit du baobab, offre le bui, une boisson épaisse et sucrée. Le soir, on prend du thé de feuille de quinkiliba. Il permettrait de lutter contre le diabète.
 

enfants-kayak

Vers le Sud, les îles vertes, plus belles les unes que les autres, se détachent de la surface de l’eau sombre et vaseuse. La lumière est si puissante qu’à quelques kilomètres, on croit voir vibrer les feuilles des palétuviers. Les vols de perruches, de calaos et de cigognes se détachent du ciel bleu azur. Un goût de paradis terrestre et aquatique à peine maîtrisé par l’homme.


Vers le Sud, les îles vertes, plus belles les unes que les autres, se détachent de la surface de l’eau sombre et vaseuse. La lumière est si puissante qu’à quelques kilomètres, on croit voir vibrer les feuilles des palétuviers. Les vols de perruches, de calaos et de cigognes se détachent du ciel bleu azur. Un goût de paradis terrestre et aquatique à peine maîtrisé par l’homme.
 
Après une semaine de navigation et 240 km parcourus en kayak, les antennes de relais de la capitale sont en vue plein Est.

Parti pour longer les côtes marocaines, l’expédition a généré des dizaines de rencontres aussi enrichissantes les unes que les autres. Ce voyage a également permis de dresser quelques constats sociaux et écologiques qu’il serait inconcevable de taire.
Xavier Van der Stappen.

Pour suivre les expéditions de Xavier Van Der Stappen :
http://www.kayakafrika.org/Guinee_Bissau.html
 
D'autres sites sur les expéditions de Xavier Van Der Stappen :

Crédit photo : Xavier van der Stappen