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Claude et Elisabeth Reboul, vous habitez Toulon et L’Ile aux Moines et êtes les premiers possesseurs d’un Triaskell que vous avez baptisé « Ad-Hoc», quelle a été votre histoire maritime avant d’acheter ce bateau :
« Nous avons légèrement dépassé la deuxième moitié de la soixantaine et le Triaskell, est notre quinzième (et dernier) bateau !
Des débuts dans la navigation, classiques pour ma génération : Scouts marins, les Glénans, ensuite avec Elisabeth et une mutation à Vannes, des bateaux sur l’Atlantique et la Méditerranée.
Depuis les années 80, des fifty, dans l’ordre : Kirié, Evasion 29, Nauticat 33 (2 successifs) et enfin un Fisher 25 avant le Triaskell.
Pourquoi le Triaskell ?
La timonerie était déjà totalement validée avec nos bateaux précédents. Nous voulions en plus un bateau biquille pour pouvoir l’échouer sans problème (donc sans béquilles) deux fois par jour à l’Ile aux Moines. Nous souhaitions également qu’il soit moins rouleur que le Fisher et plus spacieux.
Le volume intérieur avec sa hauteur sous barrots constante et ses 5 vraies couchettes ainsi que son allure originale nous ont fait choisir le Triaskell.
Le fait de pouvoir démâter et remâter sans grue, en autonomie nous permettra également un jour de l’amener à Toulon par le canal du midi.
Vous l’avez équipé comment ?
Pour notre usage, nous avons choisi un moteur inboard de 29 cv (un Yanmar) avec une forte autonomie pour ne faire, pratiquement, qu’un plein par saison (réservoir de 110 litres) –la pompe la plus proche est au Crouesty-. Une hélice à pales fixes pour la simplicité.
Une delphinière de 50 cm à l’avant permet de positionner le davier loin de l’étrave et aussi de se passer de boute hors avec une seule voile d’avant, plus importante, sur enrouleur.
Après une saison d’utilisation, votre sensation :
Il est plus rapide et amusant à la voile que le Fisher 25 et bien sur que le Nauticat.
Le plan de pont de plain pied est vraiment très agréable avec ses bancs rabattables et le volume intérieur très confortable.
Le gréement ketch aurique nous a un peu surpris au départ et « il faut s’y faire », mais à l’usage il se révèle plus simple qu’on ne le croyait : Les surfaces unitaires de voiles sont petites, donc chaque voile est légère à hisser, et finalement très facile à manœuvrer sans winch. L’esprit « scout » -matelotage…- qui transpire dans l’équipement du bateau, nous plait bien aussi, sans oublier le « look » du bateau sous voiles avec ses trois ailes (triaskell !)
Quelles navigations pratiquez-vous ?
Cela ne fait qu’une saison que nous naviguons avec «Ad-Hoc» !
On l’utilise à deux, ou avec nos enfants et –ou- petits enfants.
Deux utilisations : Les déplacements utiles –aller faire le plein de gas oil, le ramener à son mouillage…- au moteur, à environ 6 nds en vitesse de croisière, et les déplacements plaisirs à la voile.
Les programmes en partant du golfe sont vastes selon le temps dont on dispose et son équipage : Les iles –Houat, Hoëdic, Belle ile-, le Golfe bien sûr, la vilaine….
Gérard Staron, quarante huit ans, est l’« heureux » propriétaire d’ Altaïr depuis juillet 2009. Son port d’attache est pour l’instant La Trinité, avant le midi de la France dans quelques années.
Gérard, comment es tu venu au Triaskell ?
J’ai toujours été attiré par la mer et pendant les vacances j’ai
commencé à mon jeune âge à faire des écoles de voile et des écoles de
croisière. Vers la fin des années 90 je possédais un petit dériveur et,
quasi au début de sa création, en 2003, j’ai été attiré par le Skellig 1 avec sa voile au tiers et son look ancien, et en ai acheté un.
Ensuite un Skellig 2 (le
syndrome du mètre supplémentaire !) que j’ai fait modifier par le
chantier pour le transformer en côtre (2 voiles d’avant : foc et
trinquette).
Habitant la région parisienne, ces deux bateaux facilement
transportables et rapides à mettre en œuvre correspondaient à mon
programme avec des sorties le week end et les vacances en Bretagne
nord, Bretagne sud, rassemblements (semaines du Golfe, Brest…)
Pour aller plus loin, et naviguer en famille, j’ai souhaité un bateau
plus grand. Le Skellig 2 était déjà un peu habitable, mais façon
camping, et c’est difficilement praticable pour une longue durée et
encore moins à 4 personnes.
Qu’est ce qui t’a attiré dans le Triaskell ?
J’ai depuis longtemps un vieux rêve de bateau : Un voilier aurique avec voile de flèche et deux voiles d’avant. Pour moi, c’est LE bateau, celui qui a nourri non imaginaire, qui me rapproche de la tradition séculaire de la navigation telle qu’elle était pratiquée sur nos cotes par nos ancêtres !
Ça c’est pour le rêve, et pour la réalité –et le reste de la famille- c’est le grand confort que procure l’espace énorme pour un bateau de moins de 8 mètre, à la fois sur le pont et à l’intérieur (je suis un grand gabarit)
Comment l’as-tu équipé ?
Je voulais un vrai voilier, avec un moteur qui n’est la que pour les manœuvres de port, ainsi que pour la sécurité.
J’ai opté pour le moteur minimum, un hors bord en puits (un Tohatsu 30 cv) avec un réservoir fixe de 60 litres.
Par contre, pour la voilure, j’ai ajouté un boute hors gréant un foc, et fait monter une petite bôme à la trinquette pour la rendre auto vireuse (je manœuvre souvent seul). Ceci me fait donc porter 5 voiles : artimon, grand voile, flèche, trinquette, foc.
Après une saison, ton retour d’expérience :
Le plaisir de la manœuvre ! Pas mal de voiles, mais facilement mises en œuvre et réglables parce que d’une part, les déplacements sont très faciles sur le pont ainsi qu’à l’avant et que d’autre part chaque voile a une surface relativement petite. Le plaisir d’être sur un beau bateau et pas dans un engin sans caractère.
Mon équipage, (dont certains ne sont pas accros à la navigation !) apprécie la stabilité et la place qui fait qu’ils peuvent se déplacer, lire, se faire un café…
Pour le moteur, à l’usage il se fait totalement oublier : on n’ouvre quasiment pas le capot de son compartiment et il me semble offrir la même facilité d’usage qu’un In board (démarrage à la clé…)
Ton programme pour 2010 ?
Dès les beaux jours nous reviendrons à bord les week end (électricité au ponton = chauffage !).
A nous les iles, et cet été, au gré de la météo et de nos envies, le Finistère sud…
Dominique, 46 jours en Atlantique à bord d'un Triaskell
Vannes- La Corogne - Lisbonne (Cascais) – Porto Santo (archipel de Madère) – Sao Miguel (Archipel des Açores) -Vannes
Comment fêter dignement ses 60 ans et son passage à l’âge adulte ? Quoi
de plus ressourçant qu’un congé sabbatique de deux mois en bateau ? Et
quel bateau, si ce n’est IRUS, mon Triaskell, suffisamment costaud pour
naviguer dans ces contrées, suffisamment grand pour le confort, et
suffisamment facile pour un navigateur « aspirant ».