KAYAKAFRIKA – test du kayak monoplace Belouga Pélikan et du Skellig M

25 JUILLET 2007, GOLFE DU MORBIHAN

Un soleil timide perce les nuages. Je suis venu tester le Belouga Pélikan destiné à l’Afrique. Voilà trois ans que je suis engagé dans le tour de l’Afrique en kayak de mer. Explorant les côtes, les estuaires et les mangroves. L’étape sénégalaise a été plus longue que prévue. À la descente du fleuve Sénégal, j’ai ajouté l’exploration systématique des estuaires du Saloum et de la Casamance. Le but est de monter une exposition sur les enjeux liés à l’activité de pêche au Sénégal (www.senegal-la-mer.org)

2007-07-30-Kayakafrika-test-belouga-pelikan Pour cela, outre le gros-porteur qu’est le Belouga 2 rallongé d’expédition chargé jusqu’à 300 kg, j’utilise un Belouga monoplace pour les trajets de liaison et comme annexe au catamaran de base, un Edelcat 26, qui mouille depuis une année au Saloum. (Voir Voiles et Voiliers, n°435, mais 2007).

Un peu de vent de travers et le kayak file vers l’île aux Moines.

2007-07-30-Kayakafrika-test-pelikan2Le Pélikan offre bien plus de place. C’est devenu le monoplace dont on rêvait. Assis, on peut replier les jambes et monter à bord se voit facilité. Enfin un kayak de mer pour les plus de 100kg et plus d’un 1,8 m. Il est équipé d’une voile lattée et d’un foc d’une surface supérieure à ceux d’origine. Plus il est chargé, plus il est stable et plus on peut déployer les voiles pour filer dans n’importe quelles eaux. Trois trappes permettent d’avoir accès à l’essentiel sans mettre pied-à-terre. Placée juste derrière l’hiloire, une trappe ronde permet l’accès à une réserve de nourriture, un vêtement, un appareil photo ou une caméra. Avec ses couleurs Kayakafrika , il est prêt pour de nouvelles aventures.

Dans le Golfe, face au vent, il trace sa route vers l’île Böedic au départ du Passage. Ses formes généreuses n’empêchent pas de pagayer et la prise au vent ne le détourne pas du cap grâce au gouvernail. Sa stabilité est accrue et sa vitesse assurée par le profil de coque inchangé. Bravo à l’équipe de l’atelier !

26 JUILLET 2007, POINTE D’ARRADON, 14 DEGRES, PLUIE FINE.

2007-07-30-Kayakafrika-test-skellig-m14 heures, Dominique débarque sur le quai . Il veut nous faire découvrir les fameux Skellig. En un quart d’heure, nous sommes à bord, toutes voiles dehors. Aujourd’hui, nous testons le Skellig 2 à moteur équipé d’une voile au tiers.

Il se manœuvre assis derrière la cabine à l’abri des embruns, le volant du moteur en main servant de gouvernail. Nous tirons des bords entre Arradon et l’île d’Arz.

2007-07-30-Kayakafrika-test-skelligmEn fin d’après-midi, c’est à bord du 2 mâts que nous naviguons. Au premier bord, avec un vent en rafale de sud, une seule voile établie sur les 2, nous atteignons les 7,2 nœuds au gps en remontant à 45° vers l’île aux Moines. Le ciel est gris, la pluie s’annonce, un vrai temps d’hiver. Depuis le habitacle, couché sur les matelas confortables, j’imagine voguer en pleine mer vers le Nord, vers l’Irlande, là où les îles Skellig pointent au large, repère des oiseaux de mer et vestiges d’un monastère chrétien du 6ième siècle. Mais nous sommes dans le Morbihan, ce merveilleux plan d’eau jamais pareil et qui offre bon nombre de programmes de navigation.

Xavier Van der Stappen

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