La côte Dalmate – Croatie – en kayak

Les îles de la côte Dalmate à deux à bord d’un Bélouga Raid Biplace

En Août 2000, Dominique et Dominique(e) ont fait une randonnée kayak de mer de 350 km le long de la côte Dalmate, à bord d’un nouveau bateau : le Bélouga Raid Biplace.
Ce Bélouga, long de 6,50 m ajoute un caisson supplémentaire entre les deux cockpit, et permet ainsi un volume de chargement important.

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Pourquoi la Croatie ?

150 îles sur moins de 300 km, en fait un lieu idéal pour la randonnée en kayak de mer. Parmi ces îles, le parc naturel des Kornati, dont Bernard Shaw a dit : « au dernier jour de la Création, Dieu a voulu couronner son oeuvre et, d’un mélange de larmes, d’étoiles et de souffle, a créé les Kornati… ».
Après 2500 km, Bélouga sur le toit, nous arrivons à Zadar. Nous visitons la ville, beaucoup de verdure, de jardins et de pierres blanches.

Communiquer n’est pas simple. Personne ne parle Français et L’anglais croate vaut le nôtre! Nous finissons par renoncer à expliquer que nous partons le lendemain en kayak pour une dizaine de jours. Une fois installés, nous essayons le Bélouga Raid Biplace. Tout est OK. Nous pouvons partir demain. Quelques courses, un restaurant avant de quitter la foule, le bruit et le confort.

Lever à 7h30, chargement du bateau ( il reste encore de la place malgré les 30 litres d’eau, le matériel de plongée…), et départ à 9h15 pour l’île de Pag. Après l’avoir contourné, nous accostons sur une plage de cailloux, près du village de Duboka. Les trois quart des maisons sont en constructions (parpaings et briques) et sont habitées. D’ici 2 à 3 ans cette région va bien changer d’allure.

Samedi, la chaleur commence à se faire sentir dès 7h00 du matin. Direction le pont de l’île de Pag. Changement total de décor. Plus une seule construction, pas un bosquet, pas même un brin d’herbe : un paysage complètement minéral. A certains endroits, des murs quadrillent les collines pour délimiter on ne sait trop quelles propriétés. Au milieu de toute cette caillasse, un troupeau de moutons s’acharne sur quelques brindilles. Une ruine se fond dans ce paysage de pierres. Bivouac après la pointe, un peu après Smokvica qui récompense nos efforts : il n’y a personne à perte de vue.

Lundi, le vent se fait plus fort, vague de 60cm, ce qui nous oblige à pagayer sans arrêt. On reçoit des paquets d’eau sur la figure. Vers 11h, nous quittons la côte pour nous diriger vraiment vers les îles. Les nuages nous suivent toute la journée, ce qui nous permet d’avancer tranquillement sans la chaleur. Passés quelques îlots pelés, nous arrivons à Olib, l’île en forme de papillon. Accoster est un jeu d’enfant, des rondins permettent de glisser notre embarcation sur la grève. Une pêche aux bigorneaux pour accompagner l’apéritif au vin croate, royal… A la tombée de la nuit, le vent se lève, il vient du nord, c’est la Bora redoutée par les autochtones. Il souffle toute la nuit.

Marina d’Olib, aux nombreux voiliers. Charmant petit village aux ruelles bordées de pierres sèches. Pour traverser vers l’île située en face, le vente souffe toujours. Nuit à la belle étoile.

Mercredi, Visant I’est, nous longeons un chapelet d’îles rocailleuses et montagneuses qui semblent constituer les restes d’une ligne de crête. Superbe. Le paysage a de plus en plus de relief, chaque île constituant un sommet.

Jeudi, 7ème journée de randonnée, longue étape en direction de Belize. Le paysage est très beau et la visite du village aux ruelles tortueuses est charmante. 8ème journée, objectif Kornati en joignant l’île de Duji, Otok et le lac salé. Dès le lendemain, nous admirons les fameuses falaises de pierre blanche avant de nous laisser descendre vers les îles, au coeur des Kornati, îlots montagneux de pierre banche surmontant une mer turquoise. La végétation se fait encore plus rare, si cela est possible. les villages sont aussi plus authentiques, peu de voiliers s’aventurent jusque là, et c’est aussi en cela que l’on apprécie la pratique du kayak de mer, passe partout.

Lundi : et zut, le vent sera contraire toute la journée pour remonter. Zut (sic) la fatique se fait sentir. Un arrêt à Sali et sa marina chic et snob aidera à un retour progressif vers la civilisation, la côte est à nouveau très construite, ce qui rend les bivouacs plus difficiles.

13ème et dernière journée de randonnée, calme et très chaude pour rejoindre Zadar…

Expédition faite en 2000 par Dominique et Dominique(e)

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